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Ecoocivisme - c - Introduction

Introduction

Définir un projet consensuel

Au sein de la mouvance "alter", parmi les savoirs et les expériences héritées d'un mouvement seliste en pleine effervescence et en perpétuelle mutation, est née une idée: celle de définir et d'organiser la civilisation solidaire. Pour arriver à fédérer les mouvances éparses, le projet solidaire se doit de proposer avant tout un objectif consensuel dont l'expression toute simple soit traduisible en toutes les langues, dont la teneur soit transcendentale à toutes les cultures, un objectif contre lequel personne ne pourra se lever, ni dire qu'il n'est pas d'accord. Les sociétalistes, dans leur conception du projet écoocivique, ont posé comme base de départ ce simple droit: Tout Homme a le droit de vivre en paix et en dignité sur le sol de son choix.

Ceci est la base, le prémisse à partir duquel seront déduites, en une chaîne de conséquences logiques, toutes les implications menant au projet écoocivique. Pour commencer, il faut définir ce que doivent être les conditions d'une vie paisible et digne.

Pour les conditions de la paix, il n'y a pas trop de problème: plus de guerre, plus de conflits ethniques, plus de racisme. Ceci impose à son tour de prendre conscience que nous sommes une seule et même espèce, et que nous sommes, quoi que nous fassions, embarqué sur le même vaisseau, et qu'il s'appelle la Terre. Cette prise de conscience représente par elle même un très vaste programme, ce qui ne constitue qu'une raison de plus pour l'entreprendre le plus rapidement possible.

Pour la dignité, c'est plus difficile. Mais disons que le minimum qui puisse définir la dignité humaine a déjà été posé dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. On pourrait résumer et compléter en ces termes:

La dignité ne peut se concevoir pleine et entière si la personne ne possède pas la liberté de ses choix (de travail, de mouvement, d'opinion, de religion), ni si elle n'a pas accès aux conditions d'une vie saine et sereine (assurance de pouvoir au minimum, et sans condition, se nourrir, se désaltérer, se soigner, se loger et se vêtir). Enfin, la dignité n'existe pas si la personne ne peut se prévaloir de la défense de ces droits. Autrement dit, sans justice, pas de dignité.

En respectant ces principes, nous sommes obligés d'admettre non seulement la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (garante de la dignité de celui-ci), mais nous sommes aussi dans l'obligation de considérer de notre devoir l'instauration et le respect d'un système économique qui garantisse à tout un chacun de connaître la paix, quelque soit le lieu qu'il choisira pour vivre sa vie. Les immigrés, réfugiés et déplacés du monde entier n'ont, dans leur immense majorité, pas eu le choix de rester, ils ont seulement trouvé l'obligation de partir, le plus souvent suite à des conflits d'ordre économique, ou à cause de conditions économiques insupportables dans leur pays d'origine. Il semble donc bien que c'est essentiellement par des solutions économiques que se résoudront les problèmes les plus cruciaux de notre temps, solutions qui permettront, par un cheminement inverse, de trouver l'espoir de réaliser enfin notre projet consensuel. C'est à travers une refonte totale de nos conceptions économiques que pourra s'exprimer pleinement la mutation de civilisation qui se profile à travers le foisonnement hétéroclite et apparemment sans cohérence des comportements "alter", du selisme aux ONG. C'est pourquoi au sein du GRESSO, il a été discuté essentiellement d'économie et de systèmes économiques. Toutefois, une analyse économique ne peut produire qu'un outil au service d'un projet de société, outil qui a déjà été décrit et publié1. Bien que l'ouvrage de A.-J. Holbecq comporte de nombreuses références au mode de vie sociétal et à l'organisation de la société écosociétale, il lui manque à ce stade une expression formelle du projet de société qui correspond aux idéaux écosociétalistes: il faut adjoindre une âme à l'instrument. C'est là l'objet du présent ouvrage.

Le développement du projet écoocivique au cours des 4 dernières années a permis la confrontation des points de vue à partir de termes et de propositions non figées mais les plus explicites possibles, reposant sur les trois postulats suivants, qui ont été la base de la réflexion écoocivique:

Le capitalisme règne.

Tout empire, installé dans sa puissance et la certitude de son bon droit, sème violence et injustice au profit de sa classe dirigeante pour finalement récolter haine et trahison. L'empire capitaliste a désormais pour seule finalité la création de profit financier, profit capté par une minorité.

Le capitalisme est néfaste.

Le profit financier est la seule priorité à laquelle sont soumises l'économie et la politique, les travailleurs et les contribuables, quels que soient les dégâts suicidaires causés à la société et à l'environnement.

Le capitalisme va disparaître.

Économie et écologie sont définitivement inconciliables au sein du système capitaliste ultralibéral. Cet état de choses est intolérable .

Pour les femmes et les hommes de bonne volonté, le temps est venu d'élaborer une alternative sociétale, nommée d'après la racine sémantique ECOO. La racine ECOO du projet écoocivique symbolise la fusion de deux mots: économie et écologie, dans un esprit coopératif.

L'économie doit être marchande et solidaire. L'écologie doit être morale et politique. Le respect de l'équilibre et de l'harmonie entre l'économie et l'écologie est indispensable à la survie de l'humanité.

ECOO unit économie et écologie dans un projet de société durable débarrassé de l'horreur économique instaurée par le système établi.

ECOO résume la solidarité humaniste, coopérative, économique et écologique de l'écoocivisme.

1"Une alternative de sociétée: l'écosociétalisme", André-Jacques Holbecq, Ed.Y. Michel, 2005, ISBN : 2 913492 34 7


Date de création : 16/09/2012 : 11:43
Dernière modification : 16/09/2012 : 11:49
Catégorie : Ecoocivisme
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