Page en cours de chargement

Translation
 
A l'origine
Développements
Ecoocivisme
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
26 Abonnés
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 3 membres


Connectés :

( personne )
Recherche



logo-2.png
Ecoocivisme - i - diffusion et adhésion

Le projet écoocivique, sa diffusion, les adhésions


Nations et institutions sont impuissantes.

Les responsables politiques actuels sont soumis à l'emprise des décideurs anonymes, de groupes financiers et d'actionnaires, de lobbies militaires et/ou industriels, de multi-nationales exerçant le chantage à l'emploi et à l'impôt. Pauvreté, trafics, guerres, famines, pollutions, exclusions se multiplient. La justice est pauvrement dotée. Les législations sont empêtrées dans un fatras de textes longs, compliqués, contradictoires ou incohérents, les jurisprudences sont opposables les unes aux autres. Le dogme économique, la course au profit et le modèle de la monnaie de crédit payante généralisée, rendent illusoire toute tentative de résolution des problèmes, si une telle tentative devait être appliquée au sein du système capitaliste ultra-libéral.

Il en résulte une incapacité notoire des élus des pays dits démocratiques à agir concrètement pour sortir de l'ornière. Seule une refonte totale de notre mode économique peut nous éviter le crash social et environnemental qui se profile devant nous. Peut-on toutefois renier le système dominant sans l'affronter ? Lutter contre le capitalisme, c'est engager un combat inégal sur terrain miné, combat nécessaire peut-être, héroïque sans doute, mais finalement vain.

La stratégie écoocivique est de contribuer à marginaliser l'impérialisme ultralibéral, de laisser le système établi affaibli, dériver vers son déclin ou son implosion pour enfin le supplanter.

Le plan d'action écoocivique est d'exposer, de diffuser et d'engager résolument la mise en oeuvre d'une alternative sociétale. C'est ce projet que nous exposons ici.

 

Le présociétalisme et le projet écoocivique

Depuis plusieurs années, à la suite de André-Jacques Holbecq, le collectif GRESSO expose et développe un projet de société original : le sociétalisme, dont l'écoocivisme est un avatar particulier, une expression possible.

Le sociétalisme privilégie la fonction solidaire de l'économie et des finances. Ce projet novateur a pour vocation de se substituer au capitalisme sans avoir à le combattre ni à le remplacer en totalité. Généralisé, avec le temps, il pourra être qualifié de système post-capitaliste.

La pratique économique sociétale implique une révision institutionnelle majeure. Le sociétalisme serait actuellement hors-la-loi. L'avènement du sociétalisme implique la remise en question du fondement socio-économique actuel totalement soumis aux impératifs de rentabilité financière du capital. Une période d'organisation et d'action s'avère donc nécessaire.

Le présociétalisme, est la période préalable à l'instauration légale du sociétalisme et désigne, par extension, l'organisation et l'action préparatoires à l'institutionnalisation de la sociétalité post-capitaliste. Le présociétalisme désigne donc, ici, la durée et l'objectif, le temps et l'action. Sans préjugés ni exclusives, le présociétalisme aura à fédérer les diverses formes et appellations que prendront les convergences militantes vers l'instauration sociétale, à travers l'organisation d'un Mouvement Sociétal.

La diffusion et la mise en oeuvre des préceptes du sociétalisme sont à entreprendre immédiatement mais le présociétalisme aura à affronter les forces d'inertie et la répression que le système établi ne manquera pas d'exercer. L'organisation et les pratiques présociétales préfigureront le sociétalisme, moyennant de nécessaires simplifications et des adaptations dues au contexte hostile.

Le plan d'action présociétal, à la fois ordre de mission et feuille de route, sera valable jusqu'au moment où les forces démocratiques locales parviendront, ici où là, à instaurer des zones de dissidence socio-économique solidaire, fédérée au sein du Mouvement Sociétal, puis à les coordonner pour instituer durablement les principes de tolérance sociétale et, enfin, l'État Sociétal.

C'est au coeur de cette période de dissidence économique, à la pointe de la mouvance présociétale, que s'insère le projet écoocivique qui fait l'objet de cet ouvrage. En effet, il paraît inévitable d'avoir à formaliser et instaurer dès à présent une entité dynamique, fédératrice, distincte du sociétalisme lui-même, porteuse tout à la fois des idées du sociétalisme, de sa structure économique et monétaire, mais aussi d'une proposition de constitution sociale et d'une expression formelle de l'éthique sociétale. Bref, un projet de société complet, comprenant un objectif à atteindre et les étapes à franchir pour l'atteindre.

Le projet écoocivique est donc structuré non seulement pour initier une dissidence purement économique et financière, mais aussi et surtout pour imaginer et élaborer le nouvel environnement politique, administratif et social nécessaire et compatible avec la refonte de la vie en société sur des bases sociétalistes.

Au projet écoocivique alors de reprendre, supporter et prolonger les pratiques économiques solidaires apparues de par le monde. Écoocivique l'autogestion de monnaies locales, le commerce équitable, le développement durable, l'altermondalisme citoyen. Écoocivique la volonté de stopper les méfaits et les dégâts environnementaux dus au système d'exploitation des ressources naturelles et à l'avidité de rentabilité financière des capitaux investis.

Ambitieux, l'écoocivisme est une synthèse de contestation politique, de pratique associative et syndicale, de théorie économique novatrice. Il a pour objectif de parvenir à supplanter la société occidentale capitaliste basée sur le profit immédiat, et à assurer la relève en cas d'implosion douloureuse du capitalisme lui-même.


 

Le plan de mise en oeuvre du projet écoocivique

Le plan écoocivique doit être progressivement développé et détaillé, pour devenir un ordre de mission et une feuille de route pour les volontaires décidé-es. A chacun-e ensuite d'y choisir sa place et d'y apporter sa contribution. Quatre phases sont prévisibles, qui couvrent les étapes depuis la première dissidence idéologique, jusqu'à l'institutionnalisation:


 

Phase I - la mouvance présociétale

Il s'agit d'engager immédiatement la diffusion de la théorie économique sociétale comme moyen de pérenniser la finalité solidaire de l'économie. La phase I expose le plan présociétal et son objectif: instituer le sociétalisme à travers le projet écoocivique. Elle se traduit par le recensement des adhésions et la fédération d'une mouvance présociétale informelle. Cette phase est d'ores et déjà en cours sur les différents sites internet du Mouvement Sociétal.1


 

Phase II - le Mouvement Sociétal

Le Mouvement Sociétal sera constitué d'entités multiformes autonomes animées et fédérées par la coordination écoocivique. L'organisation fédérative écoocivique expose et développe la divergence économique sociétale. Le projet écoocivique gère l'installation de moyens financiers, logistiques et humains en vue de la phase III. Au sein du Mouvement Sociétal, le projet écoocivique est en train de développer cette phase.


 

Phase III - l'organisation politique présociétale

Avec l'implication de militants associatifs volontaires, l'institution du Parti Ecoocivique a pour but de gérer politiquement la transition démocratique. L'officialisation du sociétalisme passe ici par la confrontation politique idéologique (on change la règle du jeu de société).


 

Phase IV - instituer le sociétalisme

La victoire électorale obtenue permet, en premier lieu, d'officialiser l'écoomonétarisme, élément essentiel du nouveau système de gestion socio-économique. À ce stade se confirme en pratique l'institutionnalisation et l'installation de l'État sociétal dans la durée, à travers la mise en place d'une Constitution et d'une législation d'inspiration sociétale.


Le chevauchement des phases et leur durée sera très variable, localement, suivant les situations économiques, suivant les solidarités internationales entre peuples voisins, suivant la montée en puissance de l'opinion et des mouvements du paysage politique post-capitaliste.

Il est concevable de voir apparaître successivement ou simultanément, ici et au loin, des groupes, des mouvements et des partis écoociviques.

À l'échelle mondiale, en pays non-démocratiques, la durée des différentes phases s'allonge en fonction des gabegies économiques entretenues en faveur de la domination ou de la survivance du système établi.


 

 

L'organisation écoomonétaire

Il est faut admettre que la monnaie écoocivique ne pourra d'aucune façon être être gérée dans le cadre du système bancaire actuel. Il paraît donc impensable qu'une extension de la carte de crédit ordinaire ou du système monéo, permette d'être crédité du viatique ou d'autres formes de revenus écoociviques ou de faire des achats écoocivique. L'imcompatibilité des systèmes est trop forte. Aussi faut-il dès maintenant envisager le développement parallèle d'un système écoomonétaire propre à chaque initiative écoocivique, systèmes progressivement raccordés entre eux au sein d'un ensemble unique de gestion des équilibres écoomonétaires. D'où l'importance de diffuser largement un projet cohérent et formalisé, afin d'assurer que les différentes initiatives écoociviques croîtront sur les mêmes bases socio-économiques.

En fonction de la taille des groupes écoociviques en cours de formation, nous pouvons postuler trois formes d'économie, qui représentent les trois stades de naissance, développement et maturité des projets écoociviques.

Réflexions sur les structures économiques des groupes écoociviques

Organisation du système économique d'une petite structure écoocivique

(moins de 15 personnes)

Dans ce cas, l'ensemble des personnes se connaît, le système est basé sur la confiance réciproque, et sur un besoin d'égalité, de solidarité, voire d'un certain communautarisme. En conséquence, l'ensemble des salaire est au même niveau (10 MERCIS par heure de travail), sans besoin donc de normaliser à une valeur moyenne, et le taux de l'écootaxe est aussi unique, et adapté aux réalités du groupe. Autre conséquence, le circuit économique est simplifié (échange généralement fait de gré à gré, et productions "à la commande"), ce qui laisse la possibilité d'une gestion sur papier de la monnaie, avec centralisation régulière des informations individuelles, comme dans le cas d'un SEL. Le viatique n'est pas une établi, et ne représente en général que la redistribution d'un éventuel surplus d'écootaxe, comme dans le cas d'une taxe normale.

Le schéma organisationnel est celui-ci:

-Chacun note ses heures de travail, et crée les mercis correspondants (10 MERCIS par heure de travail)

-Chacun note ses ventes (à qui le travail a été vendu, et pour combien de MERCIS).

-Chacun note ses acquisitions (de qui le travail a été reçu, et pour combien de mercis), et détruit les mercis correspondants au prix du bien acquis plus l'écootaxe.

A la fin de chaque période (chaque semaine, ou quinzaine par exemple), le groupe fait ses comptes, et intègre en particulier le salaire de ceux qui ont travaillé pour l'administration de la structure (monnaie effacée par l'écootaxe). Si un résidu d'écootaxe apparaît, il est redistribué égalitairement entre tous les membres (qu'il soit positif ou négatif).

Des ajustements du taux d'écootaxe peuvent avoir lieu périodiquement, sur décision démocratique, pour éviter un éventuel surplus ou déficit systématique.


 

Organisation du système économique d'une moyenne/grande structure E.S.

(plus de 50/plus de 100 personnes)

Cette structure fonctionne essentiellement comme la petite structure, à ceci près qu'il n'est plus possible de réunir régulièrement les comptes en petit comité. L'utilisation d'une aide informatique est donc indispensable. La "charge" sur chaque participant est plus ou moins identique, sauf que chacun est
invité à entrer ses données d'activité sur une page web, à intervalle régulier. Afin d'être rapidement "rémunéré", chacun à intérêt à déclarer aussitôt son travail. Il est alors invité à déclarer aussi à qui ce travail a été donné (on vérifie ainsi que le travail déclaré correspond bien à une production).

Pour faciliter la mise à jour des infos, les échanges à travers le système e-dons2 sont encouragés. En effet, sur ce site, chaque participant peut aussi bien vendre (et donc voir les mercis correspondants créés sur son compte), qu'acquérir (et donc voir les même mercis détruits). Le site ajuste les comptes pour l'écootaxe correspondant aux revenus des administrateurs (travail non vendu) et pour les viatiques.

Le site internet peut aussi être doublé de sites de vente physiques (les magasins coop), qui fonctionnent sur le même mode, puisque les articles disponibles dans le/les magasin(s) sont répertoriés sur le site. Chaque vente effectuée en magasin est aussitôt reporté sur internet, et les comptes sont mis à jour.

Bien que ces structures puissent commencer à utiliser une échelle variable de salaire et du taux de l'écootaxe, cette fonction n'est pas présentement implémentée sur e-dons.


 

Organisation du système économique d'une structure E.S. intermédiaire

(15-50 personnes)

Ce type de structure, en fonction de l'éclatement géographique qu'elle subit, peut soit être un collectif de petites structure, dans lesquelles les comptes sont fait régulièrement puis transmis au central, soit une structure identique à celle de plus grande importance. Le choix dépend aussi des moyens d'accès à internet, et donc au site e-dons, des différents collectifs. Par exemple, il est envisageable que les collectifs locaux proposent sur le site e-dons leurs productions, tout en continuant à commercer de gré à gré en leur sein. Lors de la séance hebdomadaire ou bi-hebdomadaire de compte, les infos personnelles notées sur papier sont transmises au site e-dons, et intégrées au fonctionnement écoocivique global.

E-dons et les bases de la gestion écoomonétaire

E-dons est un programme informatique disponible en ligne, qui gère un fonctionnement écoomonétaire. Il est possible d'y déclarer des productions, et de les vendre, dans une relation économique purement sociétale. E-dons permet aussi la gestion des échanges entre capitalisme et écosociétalisme, nécessaires dans la période de transition présociétale. En particulier, il permet de recevoir des devises capitalistes, puis de les investir dans des biens manufacturés introuvables au sein de l'économie écoocivique naissante, afin de les proposer pour un prix exprimé en MERCIS.

E-dons autorise la création d'écooEntreprises, qui sont des groupes de militants écoociviques ayant décidé de produire ensemble un bien ou un service, et de le proposer aux conditions écosociétales. Enfin, e-dons invite les associations militantes à participer à la gestion du projet écoocivique, en leur permettant de posséder un compte sur lequel elle peuvent gérer tout à la fois des devises capitalistes et des MERCIS, dans un système totalement orienté vers un fonctionnement écosociétal.

1http://www.societal.org


Date de création : 16/09/2012 : 12:13
Dernière modification : 16/09/2012 : 12:13
Catégorie : Ecoocivisme
Page lue 2256 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


^ Haut ^