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Ecoocivisme - j - transition démocratique et conclusion

 


 

L'organisation de la transition démocratique

Préparer les esprits

L'écoocivisme est, par nature, un système socio-économique post-capitaliste. Son avènement soudain peut advenir à la suite d'évènements catastrophiques divers, militaires, nucléaires, naturels, ou au terme de l'implosion prévisible du libéralisme économique mondialisé. Mais il est toutefois nécessaire d'entreprendre sans délai la diffusion du projet écoocivique et d'organiser progressivement, pacifiquement, sa libre connaissance dans les populations conscientisées, afin d'amorcer, s'il en est encore temps, un virage en douceur. Nous faisons l'hypothèse que la dynamique du changement verra l'abandon progressif des pratiques ultra-libérales par un nombre croissant de personnes (résistance), jusqu'à atteindre un seuil critique où se produira un basculement en bloc de toute la société dans le nouveau mode de pensée. Le travail des sociétalistes est donc actuellement de rendre la connaissance de l'alternative écoocivique accessible et compréhensible au plus grand nombre, afin de préparer les esprits à l'inévitable changement de société qui se profile devant nous, dans l'espoir de l'instaurer démocratiquement et pacifiquement.


 

La notion de résistance économique

Depuis quelques décennies, les SEL proposent une autre expérience de l'économie, une expérience qui refuse l'imposition de règles décrétées loin des acteurs par ceux qui tirent le plus de bénéfices de ces mêmes règles. Les SEL expérimentent une réalité des droits économiques, selon lesquels l'être humain a droit à choisir et accepter librement les conditions de sa vie économique. Nul doute que ce droit est bafoué, et même totalement ignoré, dans le système actuellement dominant. Aussi la revendication de ce droit passe-t-il nécessairement par un mouvement de résistance au système établi.

Nous proposons que l'écoocivisme amplifie, structure et mette en perspective l'actuelle activité informelle des SEL. Il est prévisible et souhaitable que nombre de selistes adhèrent au projet écoocivique, à condition que la notion de résistance économique soit clairement exposée.

La résistance économique du mouvement écoocivique implique l'engagement individuel volontaire, l'organisation de groupes autonomes et une coordination collective. Elle passe par l'organisation de réseaux écoociviques, chaînes de petits groupes autonomes structurés par l'échange écosociétal (relation de production/consommation, monnaie commune, etc). Elle passe aussi par la constitution de logistiques opérationnelles et l'implantation de zones écoociviques privées. La résistance économique est d'abord une expression forte du refus individuel des règles iniques actuellement en place, et s'exprime à travers le regroupement des personnes résistantes au sein de "bulles" respectant des règles du jeu différentes de celles du capitalisme, solidaire et librement acceptées.

 

Indispensable(s) parti(s) écoocivique(s)

Dans les pays dits démocratiques, il est possible d'imaginer que des affinités pro-sociétales apparaissent au sein de partis existants ou de mouvements altermondialistes par exemple. En d'autres contrées une tendance politique sociétale émanera plus directement de mouvements de résistance civile, économique ou écologique.

L'avènement sociétal démocratique et pacifique (hors événement catastrophique) passe nécessairement par une progression militante écoocivique, par son évolution vers l'organisation d'un mouvement de résistance d'où émaneront des partis politiques exclusivement porteurs du projet sociétal. C'est cette progression militante que l'écoocivisme doit encourager et accompagner, en fournissant le projet sociétal formel, l'objectif à atteindre, et en le diffusant le plus largement possible dans tous les réseau de résistance.

Le capitalisme n'est ni de droite ni de gauche, mais il mène tout le jeu politique actuel. Nous vivons, bon gré mal gré, dans un paysage politique capitaliste. Les partis et organisations écoociviques sont "inclassables" dans ce paysage politique. Ni de droite ni de gauche, l'écoocivisme esquisse un paysage politique post-capitaliste, lui-même précurseur du paysage politique sociétal lorsqu'il deviendra utopie institutionnalisée, réalisée.

Conclusion

Le capitalisme libéral mondialisé nous mène droit dans le mur. De plus en plus, les médias commencent à faire écho aux catastrophes annoncées pour demain, de la fonte totale de la glace du Groenland en quelques mille ou deux mille ans à la disparition des ressources marines exploitables d'ici à 40 ans, en passant par les nécessaires pandémies qui menacent une humanité abandonnée à la promiscuité.

Pourtant, rien n'est inéluctable, et seul notre aveuglement devant le mur imaginaire de l'argent nous empêche d'appliquer immédiatement des solutions pourtant disponibles. Dès lors qu'une fraction importante des humains aura compris que les "problèmes" de financement de ces solutions relèvent de l'esbrouffe, les esprits s'ouvriront à de nouvelles possibilités. Une fois tombé le mythe de l'argent indispensablement rare et cher, c'est toute la série des dogmes capitalistes et libéraux qui pourra être remise en question.

Certains précurseurs l'ont déjà compris, qui sont allés bien au delà de la simple proposition de réforme anecdotique de quelques lois sur l'émission et la circulation monétaire. Le GRESSO regroupe certains de ces hommes et de ces femmes, qui ont ensemble construit une merveilleuse théorie économique, capable d'incarner les aspirations de l'humanité à plus de solidarité et de respect envers nous-mêmes et notre milieu de vie. Cette théorie, l'écosociétalisme, était jusqu'ici une coquille vide, ou plutôt, un noyau sans chair. Un pur exercice de style, une utopie de plus.

Avec le projet écoocivique, le noyau enfin s'habille, et le fruit apparaît. Le projet écoocivique donne au sociétalisme un but, un objectif à atteindre, un modèle de société à créer, bref, il en fait une utopie réalisable. Nous espérons qu'il saura attirer le regard de toutes les initiatives de résistance à l'hégémonie capitaliste, et que sa vision de l'avenir saura convaincre les militants des résistances de s'engager sur la voie qu'il montre, car sans un engagement fort, et un objectif précis, ces résistances ne sauraient être que de menus remous que le capitalisme balayera sans égard, jusqu'au point de non-retour, jusqu'au point où le crash ne sera plus évitable.


 

Pour que vive l'utopie écoocivique, c'est de chacun de vous dont nous avons désormais besoin.


Date de création : 16/09/2012 : 12:15
Dernière modification : 16/09/2012 : 12:15
Catégorie : Ecoocivisme
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