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Ecoocivisme - l - annexe 2

Annexe 2: Le système méta-monétaire; essai de formalisation d'une structure de gestion de l'argent électronique par l'intelligence collective (I.C.)

La structure physique du réseau des réseaux économiques

La réflexion suivante, qui se veut une proposition d'architecture susceptible de répondre aux exigences de la gestion écoomonétaire, se base sur la théorie de l'Intelligence Collective (I.C.), établie par Jean-François Noubel. Cette théorie est récapitulé dans le texte intitulé "Intelligence Collective: La Révolution Invisible"1, du même auteur.

Dans ce texte, la notion d'holoptisme (= capacité de chacun à englober, comprendre et interpréter le comportement du Tout émergent, et à adapter sa propre conduite pour un bénéfice individuel ET collectif) a particulièrement attiré notre attention.

En effet, dans le cas d'une économie gérée par une I.C., il faudrait que chaque membre soit en mesure de connaître à tout moment l'état global de l'économie (au moins dans son secteur d'activité et dans son secteur géographique -> notion de pertinence de l'information), et d'adapter son comportement en fonction.

Un mode de fonctionnement possible, qui élimine d'emblée les structures d'intelligence pyramidale (i.e. celle de l'entreprise ou de l'état actuel, avec sa hiérarchie pyramidale) est que chaque instrument PIP (Portefeuille d'Informations Personnelles, voir annexe 3) crée lui-même sa propre monnaie, et détruise le montant des achats de son propriétaire.

Dans une telle structure, il revient à chacun de fixer son propre coefficient global de sociétalité, pour chaque activité pratiquée, en se basant sur la connaissance de la distribution des coefficients personnels pour la même occupation dans un rayon de taille au moins régionale autour de son point de résidence (distribution = courbe de Gauss, avec moyenne et écart-type). Les coefficients personnels, une fois déterminés, sont ensuite utilisés pour calculer le revenu personnel, selon la méthode de normalisation exposée en Annexe 1.

Parallèlement, c'est l'indice de satisfaction moyen exprimé sur la même zone pour l'ensemble des transaction ayant trait à cette activité qui constitue la base du calcul du taux de l'écootaxe appliquée à la dite activité, sachant que d'autres coefficients entrent en jeu, qui ne sont pas décidés sur des bases d'économie locale (intervention de la structure hiérarchique technocratique responsable de la gestion raisonnée des ressources à l'échelle planétaire). L'indice de satisfaction serait demandé soit à chaque transaction, soit par des enquêtes auprès des populations, des experts, association de défense de l'environnement ou des droits, etc.

La gestion monétaire (i.e. taux moyen de l'écootaxe pour assurer l'équilibre monétaire), est effectué noeud régional par noeud régional, mais en prenant aussi en compte les informations sur des zones plus étendues, selon la technique de la fenêtre glissante, qui consiste à considérer les données portées par chaque noeud régional et les X régions les plus voisines, et ainsi de suite pour chaque noeud.

Physiquement, chaque PIP de la région est mis en miroir sur un serveur ou réseau de serveurs régionaux, qui concentrent l'information sous forme utile pour la gestion en I.C.. Les sommes de monnaie créées et détruites, taux de l'écootaxe, etc. sont calculés en prenant en compte non seulement les données de la région, mais aussi celles des une, deux ou trois couronnes de régions les plus adjacentes, afin de "lisser" les effets du commerce avec ces régions, sans entrer dans le détails d'économies très lointaines, sans relation forte avec celle locale.

En changeant de région, ont change de réseau de prise en compte, et on modifie ainsi progressivement les facteurs, si il y a lieu.

Un PIP peut bien sûr passer d'une région à une autre, et apporter avec lui ses informations et ses caractéristiques, et ainsi modifier le "champ économique local".

Cette architecture en I.C. est à même de gérer au mieux la monnaie, en suivant les règles simples de l'écoomonétarisme. Elle élimine le besoin d'un recours à une structure centralisée et pyramidale, en faisant de chaque PIP le centre d'une toile qui s'étend jusqu'à un certain horizon. La monnaie est par ce fait gérée globalement par des serveurs locaux, et réciproquement. Pas de centre, tous au centre.

En ce qui concerne la structure physique du réseau, nous avons une architecture similaire à celle des réseaux actuels de téléphonie mobile. C'est à dire un réseau de récepteurs capables de relayer les informations de chaque PIP vers tous les autres. Il y a bien sûr centralisation, sur chaque "antenne", ou sur chaque groupe d'antennes de taille régionale, ce qui permet:

  • à chaque PIP de connaître en temps utile les informations nécessaires à son propriétaire (par exemple, pour un travail de charpente, la personne demande la courbe de Gauss des Revenus d'Activité des charpentiers au niveau local, régional ou national, puis décide de son propre Revenu d'Activité, en établissant ses indices personnel selon la description données dans le texte principal. Ensuite, la personne demande la courbe de Gauss des taux de l'écootaxe appliquée à ces mêmes travaux, et initie son activité avec le taux moyen observé dans la région. Ce taux sera modifié par la suite, en fonction de la satisfaction des clients, et/ou en fonction de l'évolution des techniques.

  • au système tout entier de connaître "en temps réel" la masse de monnaie en circulation (puisque chaque PIP est reflété sur le serveur régional dont dépend l'antenne qui "capte" actuellement le PIP), ainsi que le montant de TES détruit sur les dernières périodes: heure, jour, mois, année. L'interrogation des bases de données permet tout cela, et bien plus encore.

Cette architecture n'est pas pyramidale, puisqu'elle ne comporte que deux niveaux hiérarchiques, un peu comme dans le cas de l'I.C. de l'équipe sportive décrite par J.-F. Noubel, où il y a les joueurs, tous attentifs au collectif, et un "meneur de jeu", qui coordonne l'ensemble, en impulsant les actions, mais tout en laissant libre cours ensuite à la créativité de chacun, et à ses interactions avec le Tout.

Dans notre cas, les individus connaissent le tout grâce au "meneur de jeu" qui est le serveur régional, lequel serveur "voit" plus loin que chaque joueur, puisqu'il est lui-même en contact avec les serveurs régionaux alentours. Il relaie donc des information très précieuses sur le Tout vers chaque participant.

Mais surtout, cette architecture est non-pyramidale surtout parce qu'elle est ouverte, c'est à dire sans privilège d'accès à l'information, et donc sans possibilité pour l'un d'instaurer des liens de subordination en contrôlant la quantitié et la qualité de l'information disponible pour l'autre. Ceci est indispensable pour assurer la fin des intelligences pyramidales, fondées sur le contrôle de "territoires", les luttes d'influence et la compétition pour le pouvoir.

Donc, physiquement il y a centralisation partielle des informations (vers les serveurs régionaux), mais celles-ci sont complètement accessibles, en tout temps, par chaque PIP. L'idéal serait que chaque PIP soit un serveur régional, mais techniquement, ce n'est pas possible actuellement, à cause de la taille des mémoires pour autant d'informations, et de la puissance des émetteurs qui seraient nécessaires pour connecter ces appareils.

Les méta-monnaies: outils de gestion intelligente de la monnaie

Cette partie de notre réflexion se base sur l'observation suivante: il est toujours possible d'utiliser les réseaux de l'information pour ce qu'ils sont, à savoir des autoroutes véhiculant des informations. La manière de les utiliser est multiple; peu importe la structure physique, ce sont essentiellement la structure des informations et la nature des droits d'accès qui déterminent les fonctionnalités du réseaux du point de vue de l'utilisateur.

Une solution pour s'extraire des contraintes techniques des réseaux est d'encapsuler l'information au sein même de la monnaie électronique, qui devient par là même "intelligente", communicante et interactive. Dans cette optique, la monnaie devient un programme ("script" en langage informatique), capable de véhiculer ses propres tâches et ses propres informations et de les communiquer. Les unités monétaires peuvent ainsi s'interconnecter avec les autres unités semblable pour créer un tout cohérent un peu comme les cellules au sein du corps, à ceci près que dans le cas de la monnaie électronique encapsulée, les associations se font et se défont au gré des besoins immédiats et locaux. Ce type de comportement a pour effet d'éviter toute centralisation, puisque ce sont seulement les facteurs locaux et immédiats qui sont pris en compte, mais interprétés en fonction d'un "Ailleurs" et d'un "Passé" véhiculé en son sein par chaque script.

En effet, l'encapsulation des informations dans la monnaie, dont chaque unité devient ainsi un petit "cookie", voire un "applet", rend inutile certaines fonctions assurées aujourd'hui par les serveurs, comme par exemple le traçage des transactions. Par le jeu d'un cookie, chaque unité monétaire pourrait contenir son propre passé, et définir son comportement en fonction de ce passé et des règles de comportement contenues dans le programme de chaque PIP.

Dans le cas de l'écoomonétarisme, il serait utile que chaque unité monétaire créée porte en elle le "pourquoi" de sa création (travail effectué, rémunération du travailleur, taux de l'écootaxe appliqué sur la production entreprise, lieu de création). Ensuite, au moment d'un achat, la monnaie devient "inactive" pour les transaction, mais reste présente en mémoire pendant un certain temps, avec la raison de sa destruction (nature de l'achat, écootaxe acquittée, etc.).

Toutes ces informations, croisées dans des bases de données et échangées de PIP à PIP constituent un formidable outil de connaissance de l'économie.

Par exemple, si il s'avère que localement beaucoup de monnaies sont détruites par l'achat d'un produit importé de loin, alors il y a un problème de ressources locales pour ce produit (manque de disponibilité, problème de qualité, etc).

Si, au contraire, beaucoup de monnaies sont créées pour une production, mais peu détruites sur la même zone pour l'achat de la même production, alors il y a surproduction locale, ou mal-vente de ce produit.

Dans les deux cas, une adaptation aussi bien des coefficients personnels de sociétalité que des taux de l'écootaxe sera faite, et synchronisée sur tous les PIP de la (des) région(s) concernée(s).

Pour résumer notre modèle méta-monétaire, nous proposons donc que les méta-monnaies (pour l'écoomonétarisme, ce pourraient donc être des "méta-mercis!) soient créées et détruites par les PIP des particuliers.

Les méta-mercis contiennent comme information de création:

  • Un identifiant unique et infalsifiable

  • Les coefficients de sociétalité du travailleur, et son revenu horaire normalisé réel au moment de la création monétaire.

  • Le montant créé.

  • La production donnant lieu à cette création, ou une catégorie de production.

  • Le lieu et la date de création.

  • Le taux de l'écootaxe applicable à la production, ainsi que les coefficients utilisés pour calculer ce taux.

Au moment de la destruction d'un merci, la méta-monnaie qui le contient ne disparait pas immédiatement, mais persite un certain temps (à définir en compromis entre connaissance de l'économie et volume des données à stocker). Les information ajoutées sont alors symétrique de celles de création:

  • Nature de l'achat (catégorie de production).

  • Les coefficients de sociétalité du bien acquis.

  • L'identifiant des méta-monnaies créées pour la production du bien acquis.

  • le lieu et le date de destruction.

  • le taux et montant de l'écootaxe détruite lors de l'achat.

En croisant toutes ces informations, il est possible de retrouver tout le parcours d'une monnaie, en lisant la méta-monnaie qui la contient: où elle a été créée, pourquoi, quand, et ensuite où elle a été détruite, pourquoi, en compensation de quelle monnaie émise, combien d'écootaxe a été "perçue", etc.

Pour mener à bien ces investigations statistiques, il faudra que chaque objet manufacturé possède une étiquette méta-monétaire, sur laquelle seront inscrites toutes les données monétaires liés à sa création (i.e. une liste de l'ensemble des méta-monnaies ayant participé à sa création, depuis la matière première jusqu'au magasin de distribution, en passant par les transports, les amortissement des machines, etc). Cette étiquette métamonétaire est simple à mettre en oeuvre, puisqu'il peut s'agir soit d'une puce mémoire réutilisable (on la rend au distributeur pour réutilisation lors de l'achat), ou bien une simple étiquette scannable, type "code barre". Cette étiquette pourra également servir de "feed-back" sur les métamonnaies créées pour la production, en informant les PIP émettrices que la production a bien été achetée.

Chaque PIP contient donc des méta-monnaies, qui sont des paquets de monnaies ayant la même origine (i.e. créées au même moment pour la même production), comme par exemple le salaire hebdomadaire ou mensuel d'un ouvrier. Ensuite, la méta-monnaie se construit, en ajoutant peu à peu les informations liées à la destruction de chacune des monnaies qu'elle contient, jusqu'à épuisement du contenu en monnaie. Alors la PIP passe à la destruction des monnaies contenues dans la méta-monnaie créée immédiatement après.

En parallèle, chaque méta-monnaie note quand, où, et par quelle monnaie chacune des monnaie qu'elle contient a été compensée (grâce à l'étiquette métamonétaire de chaque objet vendu).

Idéalement, chaque méta-monnaie devrait rester active tant que chaque monnaie qu'elle contient n'a pas reçu confirmation de sa destruction par l'achat de la production qu'elle a contribué à créer. Malheureusement, ce n'est pas très pratique si la monnaie est créée à l'occasion de la production de machines ayant des durées de vie très longues, car dans ce cas, les dernières monnaies de la méta-monnaie seront détruites en toute fin de période d'amortissement de la machine (par exemple, une chaudière de centrale thermique a une durée de vie estimée de 50 ans). Par conséquent, il faudra bien mettre une limite au temps pendant lequel une métamonnaie reste active après que sa dernière monnaie a été détruite.

En combinant l'ensemble de ces informations, il est donc possible de suivre chaque production, ou bien chaque monnaie, ou bien chaque PIP (le tout anonymement, bien sûr, il n'est ici question que de calculs statistiques sur des catégories d'activité, pas de traçage physique des PIP, et encore moins de suivi nominatif des activités), et de faire toutes les statistiques qui permettront à l'écoomonétarisme de s'auto-gérer. Entre autres, et sans doute en tout premier lieu, il sera possible de connaître exactement le montant de l'écootaxe "perçue", les monnaies émises pour le viatique et les revenus d'activité des fonctionnaires et assimilés, de calculer les taux moyens, de donner des coefficients de sociétalité pour les activités et les productions, de calculer les courbes de Gauss pour chaque coefficient, etc. Il sera aussi possible de vérifier qu'il n'y a pas de trafics (monnaies utilisées plusieurs fois, ou bien "fausse PIP", donnant lieu à création monétaire sans contrepartie de production).

L'ensemble de cette économie sera autogérée, dans la mesure ou quelques règles simples pourront présider aux "décisions" du réseau, comme par exemple augmenter le coefficient de sociétalité moyen d'une production localement déficitaire, afin de promouvoir sa production.

En outre, le traçage méta-monétaire permet de faciliter certains aspects de la "sanction immédiate" vis-à-vis des entreprises qui ne réussissent pas à vendre leurs produits. Nous proposons que, dans le cadre d'une gestion méta-monétaire, chaque PIP soit capable de bloquer lui-même sa création monétaire lorsque le montant des monnaies détruites suite à l'achat de la production de son propriétaire devient faible en regard du montant créé pour l'activité du même propriétaire (autrement dit quelqu'un qui déclare produire mais ne produit pas, ou bien qui produit quelque chose qui ne se vend pas). De la même manière, chaque acheteur est invité à donner son avis sur la prestation achetée; cet avis rejoint une base de données sur le PIP du producteur, qui ajuste en conséquence le taux de l'écootaxe appliqué à la production considérée, après prise en compte des données locales, et renormalisation de tous les coefficients locaux.

Enfin, dernier point, nous avons parlé ici des PIP comme si ils étaient tous propriété d'une personne à la fois productrice à son compte et consommatrice. Bien sûr, dans le cas d'un travail salarié en entreprise, l'employé, au moment de la signature du contrat d'embauche, accepte de "subordonner" son PIP à un PIP virtuel, qui est celui de l'entreprise, et ce pour toute activité menée au sein de l'entreprise. Ainsi, toute modification dans les données statistiques de l'entreprise (évolution du taux de sociétalité, etc.) est aussitôt reporté sur les PIP de tous ses employés. C'est l'application auto-gérée de la "sanction immédiate".

1http://www.thetransitioner.org/wikifr/tiki-download_file.php?fileId=29


Date de création : 16/09/2012 : 12:19
Dernière modification : 16/09/2012 : 12:19
Catégorie : Ecoocivisme
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